Comment cela fonctionne-t-il?
Tout d’abord, vous devez savoir qu’uniquement les hommes sont admissibles à ces tests génétiques. Pourquoi? Parce que nous avons tous le même nombre de paires de chromosomes, soit 26 paires. Cependant, la dernière décidera si nous naîtrons hommes ou femmes. Si cette dernière paire de chromosomes est composée des facteurs X et Y, alors vous serez un homme. Chez la femme, elle est composée du double facteur X. Pour la femme, les doubles chromosomes X en s’unissant se réparent. Ce que je veux exprimer ici, est que le bagage génétique qui est transmis de mère en fille, même s’il comporte des anomalies, peut se régénérer, justement à cause du double facteur X. Cette particularité génétique favorise le maintien de la qualité du matériel génétique, cependant, nous empêche de remonter la filière génétique du côté de la femme.
Par contre, chez l’homme, le chromosome Y est transmissible, de génération en génération, de père en fils et il transporte avec lui toute l’histoire génétique de cette lignée depuis la nuit des temps, avec les bons et les mauvais côtés. Le chromosome Y ne peut pas être réparé, car il est unique, donc pas de pièces de rechanges pour ce pauvre facteur Y. Selon certains généticiens, dans un avenir à moyen terme, le chromosome Y sera tellement altéré et diminué que les hommes ne seront plus en mesure de procréer et c’est ce qui causera la fin de l’humanité. Mais nous n’en sommes pas encore rendus là. Si vous regardez la taille du chromosome Y et que vous la comparer à celle du X, comme ils apparaissent à la première page de ce chapitre, vous comprendrez rapidement le phénomène de dégénérescence.
Donc, il ne restait plus qu’à attendre patiemment mon matériel. À peine deux semaines plus tard, je recevais ma trousse de prélèvements d’échantillons d’ADN. Trois brosses avec des embouts détachables, trois éprouvettes hermétiques et stériles pour recueillir les embouts et un formulaire d’autorisation qui permet au laboratoire de diffuser mes résultats et de les comparer avec les autres banques génétiques existantes.
Messieurs, la peau intérieure de vos joues renferme le secret de la migration de vos ancêtres des 200,000 dernières années!
Impressionnant, n’est-ce-pas !
La procédure pour recueillir l’échantillonnage d’ADN est des plus faciles. Un simple brossage vigoureux de l’intérieur d’une de vos joues durant 30 secondes. Puis, vous détachez l’embout, l’insérez dans une des éprouvettes stériles et vous scellez le tout avec le capuchon hermétique. Par la suite, quatre heures plus tard, le même processus se répète avec l’emploi d’une nouvelle brosse et en utilisant l’autre joue, évidemment. Encore une petite dernière avant de terminer la procédure d’échantillonnage, toujours après un même délai d’attente et en revenant à la première joue. Et voilà, le tour est joué!
Ces trois petites éprouvettes renferment les secrets de la migration et du bagage génétique de vos ancêtres. Elles seront conservées dans les voûtes du laboratoire pour les vingt-cinq prochaines années. Pourquoi? Tout simplement parce que la génétique est une science qui se développe et qui évolue à la vitesse «grand V». De nouveaux gènes et facteurs de mutation sont découverts continuellement. De nouveaux tests et de nouveaux services seront disponibles bientôt. Cette façon de faire nous évite d’avoir à recommencer la collection des échantillons.
Dernière précaution, afin de rendre mes résultats plus crédibles, je me devais d’exclure une hypothèse qui pourrait fausser mes résultats. Il y a deux lignées existantes qui sont issues de l’ancêtre Duncan McNicoll. La première lignée est celle d’Archibald, la mienne. Celui-ci serait né en 1761 de l’union de Duncan et de Kathrine et ce, en plein conflit armé entre la France et l’Angleterre. La promiscuité entre les soldats et les quelques femmes qui eurent l’autorisation de suivre les troupes aurait-elle permis des rapprochements non permis? L’autre lignée existante des fils de Duncan est celle d’Alexandre, surnommé Sandy. Alexandre est né en 1773. À cette période de l’histoire, la famille McNicoll était depuis longtemps établie à La Malbaie, donc dans un environnement plus stable.
Si j’étais en mesure de faire concorder les résultats génétiques des deux lignées, ceci me permettrait de confirmer, hors de tout doute, la lignée directe avec Duncan et aussi garantir la fidélité de nos arrière-grands-mères. Loin de moi l’idée de mettre en doute la moralité de nos chères aïeules de l’époque, mais je me devais d’éliminer cette possibilité. Pour ce faire, j’ai demandé à Louis McNicoll, fils du docteur McNicoll de La Malbaie un très bon ami et un descendant de la lignée d’Alexandre, de participer au même projet.
D’ores et déjà, je peux vous confirmer la tenue des bonnes mœurs de nos ancêtres.
Les résultats du test ADN de Louis et les miens démontrent
une correspondance génétique compatible à 100%.
Mise à jour du 1 janvier 2026
Suite à de nouveaux tests, voici les derniers renseignements disponibles.
J'ai demandé que mes tests passent de 111 marqueurs à celui de 700 marqueurs.
Donc, nous sommes maintenant à la fine pointe des recherches.
Notre nouvel haplogroupe est:
I-FTA99857
Un peu de vulgarisation scientifique s’impose ici. On pourrait comparer l’haplogroupe à un arbre. Comme vous vous en doutez certainement, nous avons tous à quelque part dans le temps une racine commune. Nos ancêtres ont pris des directions différentes et se sont déplacés à travers les continents pour différentes causes météorologiques, pour fuir les menaces d’invasions d’autres peuplades ou tout simplement pour tenter de découvrir l’emplacement idéal pour s’y s’établir. Ainsi donc, à partir d’un tronc commun, plusieurs branches ont poussé et ces mêmes branches ont eu des ramifications secondaires et ainsi de suite. C’est ce que l’on nomme:
Les haplogroupes.
Chaque être de la création est unique et, grâce à ce séquençage génétique, nous pouvons aujourd’hui connaître avec assez de précision le parcours migratoire des populations.
Ces nouvelles données confirment aussi toutes les correspondances génétiques que j'ai reçu depuis 2006. Nous n'avons pas de liens génétiques avec les Nicholson de l'île de Skye. Nos ancêtres sont venus en Écosse par le Sud du pays.
Nous sommes une branche unique du Clan McNicoll international.




